Faut-il un niveau d’anglais minimum pour travailler à l’étranger ?

Travailler à l’étranger fait rêver, mais quel niveau d’anglais faut-il réellement pour franchir le pas ? La réponse dépend du pays, du secteur et du type de poste. Voici un guide concret pour évaluer si votre anglais est prêt, et comment combler l’écart le cas échéant.

Pourquoi le niveau B2 est-il souvent évoqué comme seuil ?

Le niveau B2 du CECRL correspond à l’autonomie en contexte professionnel : participer à une réunion, rédiger un compte-rendu, interagir avec des collègues sans efforts majeurs. C’est le niveau le plus fréquemment demandé dans les offres d’emploi à l’international, même hors pays anglophones.

Quel niveau selon le pays de destination ?

  • Pays anglophones (Royaume-Uni, Irlande, États-Unis, Canada, Australie) : B2 minimum, C1 fortement recommandé pour les postes qualifiés.
  • Pays nordiques (Suède, Pays-Bas, Danemark) : B2 suffit largement, la quasi-totalité des entreprises travaillent en anglais.
  • Allemagne, Suisse, Autriche : B2 pour les postes internationaux, mais l’allemand reste un plus important.
  • Asie (Singapour, Hong Kong, Japon) : B2 à C1 pour les expatriations en entreprise internationale.
  • Moyen-Orient (Dubaï, Émirats) : B2 minimum, environnement de travail majoritairement anglophone.

Quel niveau selon le secteur ?

  • Tech, IT, ingénierie : B2 suffit, l’anglais technique étant souvent plus codifié.
  • Marketing, communication, conseil : C1 recommandé, on attend des nuances et de la persuasion.
  • Finance, droit international : C1 minimum, vocabulaire spécialisé et précision exigée.
  • Hôtellerie-restauration, services : B1-B2 peuvent suffire selon le poste et la clientèle.
  • Recherche académique : C1, indispensable pour publier et présenter.

Quelles certifications sont attendues par les recruteurs ?

  • TOEIC : la référence en entreprise, surtout en France et au Japon.
  • IELTS : exigé au Royaume-Uni, en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande pour les visas de travail.
  • TOEFL : surtout demandé aux États-Unis et au Canada anglophone.
  • Cambridge English (B2 First, C1 Advanced) : reconnue mondialement, validité à vie.
  • VTest Business English (RS6905) : alternative française récente, double certificat international Burlington.

Faut-il forcément un excellent niveau pour commencer ?

Non. De nombreuses expatriations se construisent avec un B1 solide à condition d’être motivé à progresser sur place. L’immersion accélère considérablement l’apprentissage, et beaucoup d’expatriés passent du B1 au C1 en 1 à 2 ans. Le tout est de bien évaluer la marche initiale avant de se lancer.

Et le visa ? Le niveau d’anglais est-il un critère officiel ?

Dans certains pays oui : le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande exigent un score minimum à l’IELTS (ou équivalent) pour la plupart des visas de travail qualifié. Le seuil varie selon le visa et le métier visé.

 

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